mercredi 4 juillet 2007

Annie FRATELLINI et Pierre ETAIX


"Dans toutes les religions dites primitives, le rire énorme des clowns divins est indispensable. Il est la manisfestation du sacré.
Au cours de leurs pérégrinations séculaires, les bouffons du monde occidental- des parvis du Moyen Age aux tréteaux de la foire- ont oublié leur origine sacrée jusqu'à la découverte par le clown moderne de la piste ronde, cercle magique, anneau cosmique.
A l'aube du cercle dernier, les derniers clowns anglais, sudoués de la pantomine acrobatique et les premiers clowns italiens, héritiers de la commedia dell'arte et virtuoses de la pantomine expressive, ont enchanté les créateurs épris de modernité: poètes, peintres, metteurs en scène….
Pendant cinquante ans, le comique déchirant des clowns a exorcisé par le rire la peur du monstre, tapie en nous.
Et puis ce fut comme si une société désacralisée ne savait que faire de ses clowns.
Sauf à les expulser» ("La planète des Clowns» Alfred Simon).

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